Le nouveau féminisme

Les filles affranchiesÀ travers le monde, l’inégalité entre les hommes et les femmes reste une réalité. Et pour la faire bouger, il faut s’unir. Donc le féminisme est un mouvement qui nous a rendues plus fortes, unies dans le combat, plutôt que divisées. Le mot féminisme a été ainsi la meilleure arme pour se battre contre les inégalités réglementaires, votées et approuvées. Mais qu’en est-il de l’égalité au quotidien ? Cette égalité plus éthérée, imperceptible, qui concerne davantage les attitudes…
Finalement le mot « féminisme » n’est-il pas parfois un moyen machiste et sexiste de regrouper les femmes sous un seul titre, en leur conférant au passage une série de caractéristiques généralisées ? Le nouveau féminisme alors ne devrait-il pas plutôt conduire à un processus de mise à distance du « genre » ?
On en viendrait à considérer, par exemple, que si je suis faible, c’est une faiblesse de l’individu, si je suis forte, c’est une force de ma personnalité, si je suis colérique, optimiste, intelligente, sociable, dure ou émotive, cela n’est pas une représentation de mon « genre », mais de mon « moi ».
Vouloir l’égalité des salaires ne veut pas dire que vous êtes une féministe. Laisser un homme payer l’addition ne veut pas dire que vous ne l’êtes pas. Nous ne devrions pas être jugées, estimées, par rapport à des concepts préfabriqués. Ils ne peuvent que nier votre individualité. En ce sens, le nouveau féminisme aujourd’hui serait peut-être de ne plus se définir en tant que femme mais bien en tant qu’individu à part entière.

Illustration : Wikipedia © Rama – Creative Commons Attribution-Share Alike 2.0 France

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