Camille Claudel

Camille Claudel

Camille Claudel et Jessie Lipscomb dans leur atelier en 1887.

Peut-être parce qu’elle a tout d’une héroïne tragique, il semble impossible de distinguer la femme de l’artiste, sa vie de son œuvre.
 Héroïne tragique qui n’aura jamais cédé sur son désir 
– être reconnue comme artiste singulière et unique – envers et contre tous y compris contre elle-même. Contre sa mère, contre son époque, contre son propre amour (mais jamais son amour propre !), contre sa santé, contre son bonheur… Camille ne cédera pas.
Plutôt l’isolement et l’indigence que l’ombre du maître, plutôt la folie et la douleur que le renoncement. Poussant la souffrance et la force jusqu’à survivre plus de 35 ans à l’asile dans des conditions de vie inimaginables aujourd’hui.
L’œuvre de Camille ressemble à son existence : asymétrique, dure comme l’onyx, si forte et si fragile, douloureuse et sublime.
Aujourd’hui, l’œuvre de Camille gît dans une salle… du musée Rodin ! Et quand on pense que toute sa longue vie durant, elle se sera battue pour exister en tant qu’elle-même, en dehors du maître et de l’amant, on l’imagine encore jusque dans sa tombe le poing levé aux portes de l’enfer, n’ayant de repos jusqu’à obtenir un musée à son nom. Un rêve ? Dans une des salles figurerait le baiser avec l’épitaphe : œuvre de Rodin, inspirée par Camille Claudel.

Illustration : Camille Claudel et Jessie Lipscomb dans leur atelier du N° 117 de la rue Notre-Dame-des-Champs, 1887 – Wikipedia – Domaine public.
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