Féminité : un mystère à respecter

Ambiguïté d’un mot qui chante… pourquoi chercher à la définir alors que la féminité ultime est celle qu’on ne peut capturer, à peine qualifier. Elle nous échappe. Elle échappe aux hommes, ce qui les rend fous. Elle échappe aux femmes, ce qui les rend moins sûres d’elles mais plus volontaires, en perpétuelle quête d’elles-mêmes, en construction du « devenir femme » énoncé par Simone de Beauvoir. Chacune doit sculpter le propre écrin de sa féminité. Il n’y a pas de standard.
Contrairement à la masculinité, qui dispose d’un certain nombre de composantes universellement identifiées auxquelles les hommes se conforment plus ou moins, la féminité est autre, elle existe par opposition, par différence. Elle reste étrange et étrangère, y compris à elle-même. Elle est singulière. Elle a ce « je ne sais quoi » que rien ni personne ne peut capturer, pas même un dictionnaire des femmes, et c’est très bien ainsi.
Préserver la féminité, c’est peut-être respecter son mystère, ne pas tout dévoiler, respecter sa liberté d’être, ne pas chercher à l’enfermer dans une cage, accueillir son étrangeté, son irréductible altérité ?


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