Intervenant(e)s

CATHERINE ACHIN
Professeure de science politique à l’université de Paris-Est-Créteil et chercheuse au Cresppa et au Largotec, ses recherches portent sur la profession politique, sur les rapports entre genre, ordre politique et ordre social et sur l’histoire sociale des idées féministes. Dernières publications : Et alii, Sexes, genre et politique, Économica, 2007. Avec D. Naudier, « Trajectoires de femmes ordinaires dans les années 1970 : La fabrique de la puissance d’agir féministe », Sociologie, n°1 vol. 1, 2010, pp. 77-93.

ÉLISABETH AZOULAY
Ancienne élève de l’École normale supérieure en sciences sociales, elle a enseigné à Paris I et dans des classes préparatoires aux grandes écoles avant de créer la société Babylone qu’elle dirige. Babylone réunit trois savoir-faire, au sein de trois entités : Babylone Conseil accompagne les entreprises dans leur réflexion stratégique et leurs politiques de communication ; Babylone Éditions publie des monographies sur des entreprises et des ouvrages destinés au grand public, par exemple Le Dictionnaire culturel du tissu (avec Régis Debray et Patrice Hugues, en coédition avec Fayard) et 100 000 ans de Beauté, en coédition avec Gallimard et avec le soutien de la Fondation d’entreprise L’Oréal.

SOPHIE BAILLY
Sophie Bailly est professeure en sciences du langage à l’université de Lorraine et membre du laboratoire ATILF CNRS UMR 7118. Elle a obtenu son doctorat en sciences du langage à l’université Paris 5 René-Descartes en 1992, avec une thèse intitulée La différenciation sexuelle dans la conversation, étude descriptive et interprétative des modalités, des thèmes et des représentations, dirigée par Anne-Marie Houdebine. Nommée maître de conférences à l’université Nancy 2 en 1993, elle passe son habilitation à diriger des recherches en 2007 et devient professeure des universités en 2008. Ses domaines de recherches privilégiés sont, en sociolinguistique, la problématique du rapport entre le sexe, le genre, la langue et le langage. Elle est l’auteure d’une monographie intitulée Les hommes, les femmes et la communication : mais que vient faire le sexe dans la langue ? publiée aux éditions L’Harmattan en 2009.

CYRILLE BÉGORRE-BRET
Normalien énarque, docteur en philosophie, Cyrille a été enseignant chercheur à l’ENS, à l’X et à l’Université de New York.
 Il est actuellement inspecteur de l’administration, rapporteur à la Commission d’accès aux documents administratifs et maître de conférences à Sciences Po. Lauréat en 2013 de l’Institut des hautes études de défense nationale pour un article intitulé « Défense Exports and Emerging Countries – Exportations de défense et pays émergents », il a publié trois ouvrages récemment aux éditions Eyrolles : Le désir (2011), La justice (2012) et L’amitié (2013).

PIERRE BERGEL
Professeur de géographie sociale et urbaine à l’université de Caen Basse-Normandie, Pierre Bergel est membre de l’unité mixte de recherche CNRS 6590 espaces et sociétés au sein duquel il co-anime l’axe « Action publique ». À la MRSH de Caen, il est co-responsable d’un séminaire d’école doctorale « Villes et sciences sociales ». Il a publié récemment : « Politique de la ville : justice sociale ou égalité des chances ? Pour une lecture géographique de la question sociale » in Pour en finir avec l’égalité des chances, refonder la justice sociale. Ouvrage collectif sous la direction de Didier Desponds, Paris, éd. Atlande, novembre 2011, pp. 77-98.

BENEDETTA CRAVERI
Historienne, professeure de littérature française à l’université Sœur-Ursule Benincasa de Naples, spécialiste du xviie siècle, elle est l’auteure de plusieurs ouvrages consacrés à l’histoire des femmes. Ont été traduits en français chez Gallimard : L’Âge de la conversation (2002), prix Saint-Simon, Reines et favorites, le pouvoir des femmes (2006), Marie-Antoinette et le scandale du collier (2008).

LUC FERRY
Philosophe, ancien ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche, il a publié de nombreux ouvrages. Ses dernières publications sont : Faut-il légaliser l’euthanasie, avec Axel Kahn (Odile Jacob, 2010), La révolution de l’amour (Plon, 2010), L’anticonformiste, une autobiographie intellectuelle, avec Alexandra Laignel-Lavastine (Denoël, 2011) et La politique de la jeunesse (Odile Jacob, 2011).

CAMILLE FROIDEVAUX-METTERIE
Elle est professeure agrégée de science politique à l’Université de Reims Champagne-Ardenne. En 2010, elle devient membre de l’Institut Universitaire de France sur la base d’un projet de recherche dédié aux mutations de la condition féminine dans la période contemporaine. Avec en toile de fond une analyse des recompositions de l’articulation public/privé, elle réfléchit notamment au sens de la corporéité féminine. Pour éprouver ses postulats, elle a mené une enquête auprès des femmes politiques françaises dont elle a rendu compte sous la forme d’un docu-fiction. L’ensemble de ces réflexions donnera lieu à un ouvrage à paraître chez Gallimard. Ses travaux sont consultables sur http://www.cairn.info. Elle tient un blog, « Féminin singulier », sur le site de Philosophie magazine : www.philomag.com.

GENEVIÈVE FRAISSE
Philosophe, directrice de recherche au CNRS, elle a été également déléguée interministérielle et députée au Parlement européen. Elle a publié récemment Du consentement (Seuil, 2007), Le Privilège de Simone de Beauvoir (Actes Sud, 2008), Service ou servitude (Le Bord de l’eau, 2009) et À côté du genre, sexe et philosophie de l’égalité (Le Bord de l’eau, 2010).

ISABELLE GERMAIN
Membre du haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, elle est la fondatrice du magazine d’information générale paritaire en ligne www.lesnouvellesnews.fr. Journaliste depuis 20 ans, elle a été présidente de l’Association des femmes journalistes. Elle est également formatrice en média-training, conférencière et essayiste. Ses derniers ouvrages publiés sont : Si elles avaient le pouvoir… (Larousse) et Le dictionnaire iconoclaste du féminin (Bourin éditeur).

PHILIPPE GOLAB
Responsable de la gestion des cadres dirigeants au sein de Natixis. 
Après avoir obtenu une maîtrise en droit social et un DEA en droit international (Paris I – Panthéon-Sorbonne), il exerce les fonctions de conseiller juridique au sein de la Caisse de prévoyance sociale de Polynésie française (1986-1988), pour occuper ensuite les fonctions de responsable de formation au sein des assurances Groupama (1988-1993). En 1993, il intègre la Banque française du commerce extérieur (devenue Natixis) pour occuper différentes fonctions au sein de la direction des ressources humaines. Il occupe sa fonction actuelle de responsable de la gestion des cadres dirigeants depuis 2009. Coach certifié HEC (2008), il exerce les fonctions de tuteur au sein du master II de coaching de Paris II. Membre du conseil d’administration de l’association « Le café de l’avenir », il y accompagne des jeunes en recherche d’emploi. Par ailleurs, il pratique le théâtre depuis près de 20 ans, et joue régulièrement dans des pièces.

MATHILDE GUERGOAT-LARIVIÈRE
Chercheuse au Centre d’études de l’emploi, elle a soutenu en 2011 une thèse de doctorat en sciences économiques sur la qualité de l’emploi en Europe. Elle travaille actuellement sur l’évolution de la qualité de l’emploi pendant la crise ainsi que sur le rôle des politiques publiques sur la qualité de l’emploi de différents groupes sociaux : effet des politiques de garde d’enfants sur la qualité de l’emploi des femmes, rôle des politiques de formation dans la dynamique des transitions sur le marché du travail. Elle participe également régulièrement à des projets pour des institutions internationales (Commission européenne, OCDE). Son dernier article s’intitule « Labour market regimes, family policies ans women’s behaviour in the EU », Feminist Economics.

BRIGITTE GRÉSY
Secrétaire générale du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle, Brigitte Grésy a un triple parcours professionnel : enseignante de lettres classiques après une agrégation de grammaire, haut fonctionnaire au ministère des finances et de l’industrie après avoir été reçue à l’École nationale d’administration (promo liberté, égalité, fraternité 1989) où elle a été responsable du service international des industries de l’électronique et de l’informatique avant d’occuper le poste de directeur de cabinet du directeur des stratégies industrielles. Puis, après un passage en cabinet ministériel, elle se consacre depuis 1998 aux questions de l’égalité entre les hommes et les femmes, d’abord comme chef de service du service des droits des femmes et de l’égalité de 1998 à 2004 puis comme directrice de cabinet de la ministre de la parité et de l’égalité professionnelle. Elle s’attacha particulièrement à promouvoir l’égalité dans l’ensemble des politiques publiques et à mettre en œuvre les modifications du cadre législatif de l’égalité (modification de la constitution pour intégrer la parité politique, loi sur la parité, sur l’IVG et la contraception, sur l’égalité professionnelle, sur les violences, sur les propos sexistes, etc.). En 2006, nommée inspectrice générale des affaires sociales (IGAS), elle réalise des rapports d’évaluation et de propositions sur les politiques publiques d’égalité : rapport sur l’égalité professionnelle en 2009 ; rapport sur la parentalité tout au long de la vie en 2011. Elle porte également son attention sur la question des systèmes de représentation : rapports sur l’image des femmes dans les médias en 2008 et sur la place des expertes dans les médias en 2011, rapport sur le poids des normes masculines sur la vie professionnelle et personnelle de jeunes cadres en entreprise en 2012, rapport sur la socialisation différenciée des petites filles et des petits garçons dans les structures d’accueil de la petite enfance en 2013. Elle est enfin l’auteure du Petit traité contre le sexisme ordinaire (Albin Michel, 2009).

CAROLINE IBOS
Docteure en sciences politiques de l’Institut d’études politiques de Paris, Caroline Ibos a été research Fellow à l’Université Lomonossov de Moscou et à Harvard University. Elle est aujourd’hui maîtresse de conférences à l’Université de Haute-Bretagne et codirectrice de l’équipe de recherche Art & Flux (Institut ACTE, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CNRS). Elle enseigne également à l’Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle. Ses recherches actuelles portent notamment sur les interactions entre la morale quotidienne des acteurs sociaux et la culture populaire. Qui gardera nos enfants, les nounous et les mères (Flammarion 2012) était son premier livre.

JEAN-CLAUDE KAUFMANN
Jean-Claude Kaufmann est sociologue, directeur de recherche au CNRS (CERLIS, université Paris Descartes). Il porte une attention toute particulière à la transformation des rapports entre les hommes et les femmes dans les évolutions les plus récentes. Il a notamment publié La femme seule et le prince charmant (Pocket), et Le sac, un petit monde d’amour (Le Livre de Poche). Ses livres sont traduits en 20 langues.

ÉLISABETH MALISSEN
Diplômée de l’IEP, titulaire d’une maîtrise d’économie et d’un DESS de psychopathologie, ancienne directrice marketing et communication de Carrefour, elle s’est engagée dans un parcours de formation psychanalytique qui l’a conduite à devenir directrice d’un établissement médico-social. Actuellement psychanalyste, elle est aussi coach et conseil de dirigeants. Auteure de Manager des projets (Eyrolles), elle articule l’éclairage psychanalytique et les situations managériales.

JEAN-PIERRE MARCOS
Ancien élève de l’École normale supérieure, docteur en philosophie et docteur en psychologie, ancien directeur au Collège international de philosophie, ayant également enseigné à l’université Paris 8 et à l’Institut d’études politiques, Jean-Pierre Marcos est aujourd’hui psychanalyste et professeur de philosophie politique à Paris 8.
Il a publié récemment : « Mères et filles. Perspectives psychanalytiques » in Femmes dans l’entreprise et ailleurs, coll. « Comprendre pour agir », (pp. 96-120), éd. Institut de l’École normale supérieure, Paris, 2009 ; « Psychanalyse et Politique », Cahiers critiques de philosophie, n°9, pp.173-203, éd. Hermann, Paris, 2010 ; « Aveux et désaveux des vœux inconscients », Filozofski vestnik, Letnik XXXI, Stevilka 2, pp. 27-71, 2010.

LUCIE MARIGNAC
Normalienne, agrégée de lettres classiques et docteur en littérature comparée, elle est aujourd’hui directrice des éditions Rue d’Ulm à l’École normale supérieure, après avoir été lectrice à Columbia Université, enseignante à l’université de Nice, traductrice et maître de conférences.

DELPHINE NAUDIER
Sociologue au CNRS, affectée à l’unité mixte de recherche CRESPPA « Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris », CNRS/Université Paris 8 (UMR 7217), équipe « Cultures et sociétés urbaines ». Ses travaux portent sur la sociologie des professions culturelles (écrivain-e-s, attachées de presse, agents artistiques dans le cinéma et la littérature) et la sociologie des mouvements et des idées féministes. Elle a notamment dirigé le numéro « Genre et activité littéraire : les écrivaines francophones », Sociétés contemporaines, 2010, n° 78 et publié dernièrement : Orchestrer la visibilité des écrivaines et des écrivains en France : le « capital relationnel » des attachées de presse, Recherches féministes, 2011.

SERGE RABIER
Après une carrière dans le secteur bancaire, il est depuis 2001 le directeur exécutif de l’association Équilibres & Populations dont l’objet est d’améliorer les conditions de vie et le statut des femmes, facteur essentiel d’un développement juste et durable. En France et en Europe, Équilibres & Populations conduit des actions de plaidoyer auprès des décideurs politiques et en Afrique francophone subsaharienne, l’association a progressivement orienté ses projets de terrain au bénéfice des jeunes filles, notamment celles qui sont les moins prises en compte par les politiques ou les programmes existants, en particulier dans les secteurs de la santé et de l’éducation.
Serge Rabier est titulaire d’un Mastère (DEA) de littérature française (Paris IV Sorbonne) et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris. Il enseigne depuis trois ans les mécanismes institutionnels du développement au sein du Mastère « Expertise en populations et développement », Université Paris V Descartes. Il est, depuis janvier 2013, membre du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes.

YANNICK RIPA
Professeure en histoire contemporaine de l’Europe à l’université de Paris 8, où elle anime un séminaire de recherches sur l’histoire des femmes, sujet sur lequel elle a publié le premier manuel en France. Elle collabore à Libération où elle assure les critiques des ouvrages sur ce thème. Elle s’intéresse plus particulièrement aux objets dits en marge de l’histoire du féminin (folie, violence, séduction) et au rôle tenu par le genre dans la construction des modèles politiques. Dernières publications : L’Affaire Rouy, une femme contre l’asile au XIXe siècle, Tallandier, 2010. Les Femmes actrices de l’histoire, France 1789 à nos jours, Colin, 2010, Les Femmes en France de 1880 à nos jours (analyse de 400 photos), Chêne, 2007.

FRANÇOIS DE SINGLY
Professeur de sociologie à l’université Paris Descartes, il est un spécialiste reconnu de sociologie de la famille, du couple et du genre. Il a notamment publié chez Armand Colin Fortune et infortune de la femme mariée ; Le Soi, le couple et la famille ; Libres ensemble ; L’injustice ménagère.

CATHERINE VANIER
Psychanalyste, docteure en psychologie et membre d’Espace analytique dont elle fut présidente, Catherine Vanier est aussi fondatrice et présidente d’« Enfance en Jeu », association de recherches et d’études en pédiatrie, psychanalyse et pédagogie. Elle est également chercheuse associée au centre de Recherches « Psychanalyse, médecine et société » de l’Université Paris Diderot-Paris 7. Elle a publié notamment : Raisins verts et dents agacées (Denoël), Le sourire de la Joconde (Denoël), Qu’est-ce qu’on a fait à Freud pour avoir des enfants pareils ? (Champs-Flammarion), Survivre en famille (Albin Michel Jeunesse) et Naître prématuré, le bébé, son médecin et son psychanalyste (Bayard).

CATHERINE VIDAL
Catherine Vidal est neurobiologiste, directrice de recherche à l’Institut Pasteur. Son activité de recherche fondamentale a porté sur les mécanismes de la douleur, le rôle du cortex cérébral dans la mémoire, l’infection du cerveau par le virus du Sida. Ses recherches actuelles concernent la mort neuronale dans la maladie de Creuzfeld-Jacob et les infections par les prions. Catherine Vidal se consacre également à la diffusion du savoir scientifique à travers des publications, des conférences et des interventions dans les médias. Son intérêt porte sur les rapports entre science et société, concernant en particulier le déterminisme en biologie, le cerveau et le sexe. Elle est membre des Comités scientifique et d’orientation de l’Institut Émilie du Châtelet, du Conseil scientifique de la mission pour la place des femmes au CNRS, du Conseil d’orientation du laboratoire de l’égalité, de l’association « Femmes et Sciences » et du collectif « Pas de 0 de conduite pour les enfants de trois ans ». Elle a été promue chevalière de la Légion d’honneur en 2009. Elle a publié notamment : Cerveau, sexe et pouvoir, par Catherine Vidal et Dorothée Benoit-Browaeys (Éditions Belin, 2005), prix de l’Académie des Sciences morales et politiques, palmarès 2006. Son dernier ouvrage s’intitule : Les filles ont-elles un cerveau fait pour les maths ? (Éditions Le Pommier, 2012).