Père (mon)

Père et son enfant« Comment t’as fait maman, le plus fort c’est mon père », chantait Linda Lemay :
« Comment t’as pu trouver
Un homme qui n’a pas peur
Qui promet sans trembler
Qui aime de tout son cœur
J’le disais y’a longtemps
Mais pas d’la même manière
T’as d’la chance, maman
Le plus fort c’est mon père. »
Pas de définition sans « mon ».
Mon père ce héros, mon père mon héros. Quatre petites lettres et des tonnes de sentiments, des tonnes de silence aussi. Idéal, il le reste même quand il ne l’est plus, le temps faisant son œuvre. Amoureux et compagnons se frottent à sa présence invisible, comme une référence intouchable, indicible, inaccessible.
Son amour trop exprimé est un cadeau empoisonné. Son amour trop silencieux une éternelle souffrance. Sans le savoir, sans le vouloir, il va dessiner le chemin de l’ambition des filles. Ses messages inconscients marqueront leur histoire professionnelle « Sois fier de moi papa » ou bien « je le ferai quand même, (surtout) si tu n’es pas d’accord ». Quand vient le temps de la vieillesse, quand la pomme est flétrie, il est doux de tomber les armes, chère Ève, et de lui dire juste que tu l’aimes, tout simplement.

Illustration : Wikipedia – © Barbara Mürdter – GNU Free Documentation License.

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